Conseil

Rompre pendant la période d'essai en alternance en 2026

Par la rédaction de Je trouve mon alternance · Mis à jour le 25 mai 2026

Pendant les 45 premiers jours, mettre fin à un contrat d'apprentissage est simple et sans conséquence financière. Voici la marche à suivre, côté apprenti comme côté employeur.

La rupture la plus simple du contrat d'alternance

S'il existe un moment où quitter (ou se séparer d') un apprenti est facile, c'est bien pendant les 45 premiers jours en entreprise. Le législateur a volontairement allégé la procédure pour permettre à chacun de constater, sans risque, que le contrat ne convient pas. Aucune justification, aucun préavis, aucune indemnité ne sont exigés.

Une rupture libre des deux côtés

Durant les 45 premiers jours en entreprise (hors CFA), l'apprenti comme l'employeur peuvent rompre le contrat sans motif, sans préavis et sans indemnité. Aucune procédure de licenciement ni saisine du médiateur de l'apprentissage n'est nécessaire à ce stade.

La seule formalité : l'écrit

La rupture doit être notifiée par écrit (lettre remise en main propre contre décharge ou recommandée avec accusé de réception) et déclarée à l'OPCO ; le CFA est informé. C'est tout : l'apprenti perçoit son salaire jusqu'au dernier jour travaillé et reçoit ses documents de fin de contrat. La déclaration passe par le Cerfa de rupture.

Côté apprenti

Vous rédigez un courrier bref indiquant votre volonté de rompre le contrat à telle date, sans avoir à vous justifier. Pensez à conserver une copie et la preuve de remise.

Côté employeur

L'employeur procède de la même manière : notification écrite, puis déclaration à l'OPCO et information du CFA. Il remet ensuite les documents de fin de contrat.

Après l'essai, tout change

Passé les 45 jours, on bascule dans le régime encadré de la rupture du contrat d'alternance : accord écrit, démission via le médiateur ou licenciement motivé. Le seuil est déterminant, comme l'explique la durée de la période d'essai.

Anticiper la suite

Une rupture en période d'essai n'est pas un échec : c'est précisément la fonction de cette période. Avant de vous décider, prenez quelques précautions.

Côté formation

Prévenez votre CFA : il peut vous aider à retrouver une entreprise pour poursuivre la même formation. Selon le calendrier, un changement d'employeur en début d'année est souvent possible sans perdre votre place.

Côté indemnisation

Une rupture en période d'essai laisse rarement assez de temps de travail cumulé pour ouvrir des droits au chômage. Le report sur un contrat ultérieur reste possible : faites le point dans le droit au chômage de l'alternant.

Modèle de notification écrite

Inutile de rédiger un long courrier : l'écrit doit simplement exprimer clairement la volonté de rompre. Voici les éléments à y faire figurer.

  • Vos coordonnées et celles de l'autre partie ;
  • L'objet : rupture du contrat d'apprentissage pendant la période initiale (45 premiers jours) ;
  • La date d'effet souhaitée ;
  • Votre signature (et celle du représentant légal si vous êtes mineur).

Remettez-le en main propre contre décharge ou envoyez-le en recommandé, et gardez une copie.

Préparer la suite

Que la rupture vienne de vous ou de l'employeur, anticipez : contactez votre CFA pour la poursuite de la formation et explorez les offres d'alternance. Pour bien situer le seuil déterminant, relisez la durée de la période d'essai ; pour la suite après ce seuil, voir avant / après 45 jours et la période d'essai en alternance.

Côté employeur : ce qu'il doit respecter

Même si la rupture est libre pendant les 45 jours, l'employeur ne peut pas agir de façon abusive ou discriminatoire. Une rupture motivée par l'état de santé, l'origine, le sexe, une grossesse ou l'exercice d'un droit serait illégale et contestable, y compris pendant cette période initiale. L'employeur doit par ailleurs respecter la forme écrite, verser le salaire dû jusqu'au dernier jour travaillé et remettre les documents de fin de contrat (certificat de travail, solde de tout compte, attestation France Travail). En cas de doute sur la régularité d'une rupture, l'apprenti peut saisir le conseil de prud'hommes.

Rompre sereinement : la checklist

Pour que tout se passe bien, gardez ces points en tête avant d'agir. Assurez-vous d'être encore dans les 45 premiers jours de présence en entreprise (voir la durée de la période d'essai), rédigez une notification écrite claire, conservez-en une preuve, et prévenez votre CFA pour ne pas perdre votre place en formation. Pensez enfin à récupérer vos documents de fin de contrat. Si le seuil des 45 jours est dépassé, vous basculez dans le régime encadré : reportez-vous alors à la démission de l'apprenti et à les règles de rupture. Gardez à l'esprit que rompre tôt, quand le contrat ne convient manifestement pas, est plus sain que de s'installer dans une relation de travail dégradée qui pénaliserait votre formation comme votre motivation. Et rappelez-vous : pendant ces 45 jours, aucune des deux parties n'a à se justifier, ce qui rend la décision d'autant plus simple à assumer, à condition de respecter la seule formalité requise, l'écrit, et de penser à récupérer ses documents de fin de contrat pour la suite de son parcours.

Modalités de notification décrites sur service-public.fr.

Questions fréquentes

Comment rompre une alternance pendant la période d'essai ?

Par un écrit notifié à l'autre partie, sans motif ni indemnité, durant les 45 premiers jours en entreprise. La rupture est déclarée à l'OPCO et le CFA informé.

Faut-il un motif pour rompre pendant l'essai ?

Non. Pendant les 45 premiers jours, ni l'apprenti ni l'employeur n'ont à justifier la rupture, et aucune indemnité n'est due.

Une rupture en période d'essai ouvre-t-elle des droits au chômage ?

Rarement : le temps de travail cumulé est en général insuffisant. Ces droits peuvent toutefois être reportés et complétés par un contrat ultérieur.

À voir aussi